25 août 2008
Choisir ou ne pas choisir ?
Le mois d'août touche à sa fin, et les choses ont plutôt évoluées entre l'obtention de mon diplôme le 4 juillet et aujourd'hui. J'avais envoyé des candidatures spontanées mi-juillet en donnant mes disponibilités pour septembre, mais à ma grande désolation aucune réponse n'était arrivée. A croire que la spirale infernale du chômage était de retour. Or ne voilà t-il pas que la semaine dernière, plusieurs courriers et coups de fil arrivent pratiquement le même jour pour me fixer des entretiens. J'avais un rendez-vous ce matin, un autre est prévu pour demain après-midi... Malheureusement la clinique que je ciblais en priorité et où j'avais eu l'occasion d'effectuer un stage ne m'embauchera pas, le poste qui devait se libérer reste hélas en place.
En revanche on m'a fait plusieurs propositions : d'un côté un poste en CDI dans une biberonnerie. Le hic c'est que préparation des biberons oblige, être très doué en conversions et en calcul mental est une nécessité. Ayant divorcé avec les maths depuis la sixième ça n'augure rien de bon, et d'ailleurs visiblement le travail ne me semble pas très en rapport avec le métier d'aide-soignant. D'ailleurs j'ai eu la cadre du service au téléphone il y a environ une heure, et celle-ci m'a semblée très pressante et agressive, traitant même les autres candidates à l'essai de "nunuches"... Disons que le premier contact n'était pas génial. J'ai horreur qu'on me mette la pression et qu'on se permette en plus de critiquer des candidat(es) dont j'aurai pu faire partie. De plus je ne sais pas si préparer des biberons à longueur de journée me motiverait vraiment à long terme. En tout cas j'ai été convoquée presque de force mercredi matin pour me montrer le service, car la cadre part déjà du principe que je vais signer chez eux, sans même tenir compte de mes autres entretiens auxquels je tiens à faire honneur, ne serait-ce que par respect pour ceux qui se sont pris la peine de me répondre.
D'un autre côté on me propose un CDD d'un mois en ORL dans une clinique juste à côté de chez moi. Evidemment un mois c'est un peu court, mais si jamais le service ne me convient pas j'aurai au moins la perspective de pouvoir partir à court terme... Dans les deux cas je suis censée commencer le 1er septembre et j'avoue avoir du mal à m'en sortir et à prendre une décision. Pendant un mois et demi j'ai attendu qu'on daigne me répondre, et voilà que tout le monde me tombe dessus à une semaine de la rentrée en me demandant de prendre une décision au plus vite... Je crois que ça mérite réflexion et les employeurs devraient aussi comprendre qu'on ne choisit pas un emploi comme on choisit un sac à main...
Il faut dire que ce type de situation ne s'était jamais présenté du temps où je galérais encore à chercher du travail dans le secrétariat. Je pouvais déjà m'estimer heureuse si une réponse négative occupait la boîte aux lettres ! A ce niveau là et pour l'instant, il faut donc reconnaître que les aides-soignants semblent assez courtisés, pour ne pas dire disputés, et jamais je n'aurai cru pouvoir "choisir" un emploi. Par contre on peut constater aussi que tout est toujours dans les extrêmes : soit vous n'obtenez aucune réponse positive et les portes se ferment les unes après les autres, soit c'est tout juste si on ne vous saute pas dessus en vous mettant le couteau sous la gorge pour accepter un poste. A croire que la juste mesure n'existe pas.
05 août 2008
L'après formation
Me voici diplômée depuis un mois ! Pour la petite anecdote, ma voiture m'a lâchée le jour même de l'annonce des résultats le 4 juillet...
Elle qui m'avait si souvent rendue service au moment d'aller sur mes lieux de stage, voilà qu'elle a sagement attendu la fin de ma formation pour rendre l'âme. Du coup je suis maintenant obligée de rechercher un emploi, plus une voiture... Les quelques candidatures envoyées n'ont pour l'instant rien donné, mais je suppose qu'en période de vacances ce n'est pas forcément le meilleur moment pour chercher un emploi, la plupart des services fermant des lits d'après ce que j'ai pu comprendre. L'un de mes lieux de stage me prendrait éventuellement en mi-temps à la rentrée, j'avais contacté la cadre le lundi suivant l'annonce officielle des résultats du diplôme pour essayer de me renseigner un peu. Evidemment ce serait une formidable nouvelle, d'autant que ce lieu de stage m'avait énormément plu. Mais un peu échaudée par mes expériences passées, j'ai appris à me méfier des promesses d'employeurs quels qu'ils soient... Du coup je continue à envoyer des candidatures spontanées, sait-on jamais...
La fin de la formation a aussi annoncé ce que je craignais le plus depuis que je voyais la fin de l'année arriver : les curieux qui recommencent à me harceler de leurs questions quand à savoir où en sont mes démarches de recherches d'emploi. On dirait de la mauvaise herbe qui apparait insidieusement et dont on a le plus grand mal à se défaire ! Curieusement on m'avait laissée tranquille pendant ces dix mois, mais vers la mi-juin j'ai commencé à ressentir, à travers les questionnements incessants des gens, les premiers effets d'un chômage qui s'annonçait. J'avoue avoir toujours autant de mal à vivre cette situation. Est-ce que je questionne les autres moi ? J'ai le sentiment de devoir repartir en croisade contre ce que je considère comme une atteinte à la vie privée, et ce sentiment de devoir sans cesse se justifier me fatigue.